Son dernier ouvrage : « De la biodiversité comme un humanisme » (Seuil), explicite avec aisance et clarté le concept de biodiversité, fort mal compris et insuffisamment porté par la sphère politique et les pouvoirs publics.
La biodiversité est un système d’interactions en grande partie invisible mais essentiel (microbiote, alimentation, sols…) duquel nous dépendons : « nous sommes cousus de biodiversité », dit-il. Dès lors, son érosion actuelle est celle de l’avenir de l’humanité.
« Trois milliards d’humains vivant dans des milieux ruraux dépendent de 50 000 espèces sauvages, dont 10 000 pour se nourrir », résume-t-il. Et il interpelle les pouvoirs publics pour que la biodiversité soit une chance pour l’avenir y compris économique, en termes de santé, de vie sociale, et surtout de survie. « Nous entrons dans l’ère où la préservation de la biodiversité améliore à court terme l’existence ».
Marc-André Selosse est microbiologiste et écologue ; enseignant et vulgarisateur. Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle à Paris et a l’université de Gdansk (Pologne), membre de l’Institut Universitaire de France et de l’Académie d’agriculture de France, ses recherches portent sur l’écologie et l’évolution des associations à bénéfices mutuels (symbioses). Mycologue et botaniste, il travaille en particulier sur les symbioses mycorhiziennes qui unissent des champignons du sol aux racines des plantes.
Président de BioGée , il appartient au comités éditoriaux de quatre revues scientifiques internationales (New Phytologist, Ecology Letters, Botany Letters, Symbiosis) et de la revue de vulgarisation Espèce. Il a publié plus de 200 articles de recherche et 200 articles de vulgarisation, ainsi qu’une centaine de vidéos variées sur YouTube.
Il a enfin publié des ouvrages grand public sur les microbiotes (Jamais seul, 2017), les tannins (Les goûts et les couleurs du monde, 2019) et le sol (L’origine du Monde, 2021), ainsi que mes chroniques diffusées sur France-Inter (Petites histoires naturelles, 2021), chez Actes Sud.